SOURCE HISTORIQUE · 23 septembre 2020 · XXIe siècle

OMS : l’infodémie et la puissance des récits viraux

L’OMS et plusieurs institutions internationales décrivent la propagation rapide d’informations sanitaires fiables ou trompeuses pendant la pandémie.

Un appel international du 23 septembre 2020

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), plusieurs agences des Nations unies et la Fédération internationale de la Croix-Rouge publient le 23 septembre 2020 un appel à gérer l’infodémie. Le terme décrit une abondance d’informations, en ligne et hors ligne, comprenant aussi bien des informations utiles que des erreurs ou des manipulations.

Les institutions soulignent le rôle simultanément protecteur et amplificateur des technologies numériques. L’acte de partager un message peut être motivé par l’inquiétude ou le désir d’aider sans démontrer que son auteur souhaite tromper.

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Pourquoi la répétition n’est pas une corroboration

Un même récit de guérison peut apparaître dans une vidéo, être découpé en courtes séquences, traduit, reformulé et diffusé par plusieurs comptes. Dix publications qui recopient une seule anecdote n’équivalent pas à dix expériences indépendantes.

Pour évaluer l’information, remonter à la source initiale, vérifier la date, l’identité des organismes cités, l’existence d’études et la concordance entre leurs résultats. Une photographie de laboratoire ou la présence d’un titre académique dans une publicité ne valide pas le produit annoncé.

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Désinformation, erreur et liberté d’expression

L’OMS distingue les informations incorrectes diffusées sans nécessairement vouloir nuire des campagnes délibérées de désinformation. Les intentions ne sont pas directement observables sur un écran ; les accusations de manipulation requièrent donc des preuves supplémentaires.

Le contrôle des informations doit préserver le débat et le droit de discuter les résultats scientifiques. La possibilité d’un désaccord n’équivaut pas à une validité identique de toutes les affirmations. Une allégation mesurable sur un traitement appelle des données ; une conviction religieuse relève d’une argumentation différente.

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Une pédagogie chrétienne de la vérification

Dans une communauté, la solidarité peut inciter à faire circuler rapidement le récit d’une guérison, d’un avertissement spirituel ou d’une vidéo spectaculaire. Le respect de la vérité exige de distinguer ce qui a été vu, ce qui est supposé et ce qui peut être reproduit.

Avant de partager, demander si un lien renvoie à l’étude entière, si les réserves sont présentées, et si l’information risque de retarder les soins d’autrui. Déciller n’attribue aucune influence spirituelle à une personne sur la seule base de la viralité de son contenu.

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Hier et aujourd’hui : ressemblances et évolutions

Une question qui revient : La prudence avant de croire ou de diffuser un récit frappant.

Ce qui a changé : Les réseaux numériques accélèrent la duplication d'un message sans multiplier les observations.

Ce que les sources ne permettent pas d'affirmer : L'évaluation d'une information scientifique reste distincte du discernement théologique.

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Questions pour discerner

  1. Ces multiples publications proviennent-elles d’observations réellement indépendantes ?
  2. La personne qui partage une erreur le fait-elle sciemment, ou la question est-elle encore inconnue ?

Ce qui reste à approfondir

L’analyse porte sur une déclaration institutionnelle de 2020 ; elle ne mesure pas ici la diffusion réelle d’une publication ou l’efficacité d’une politique de modération.

Sources documentaires

  1. OMS, « Managing the COVID-19 infodemic », déclaration conjointe du 23 septembre 2020
  2. OMS, « COVID-19 pandemic: countries urged to take stronger action to stop spread of harmful information », communiqué du 23 septembre 2020

Les renvois identifient les documents mobilisés ; leur présence ne vaut pas approbation globale du contenu des sources externes.

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