SOURCE HISTORIQUE · 1er mai 2020 · XXIe siècle
Swissmedic : les « remèdes miracles » diffusés en ligne
Au début de la pandémie, l’autorité suisse avertit contre des médicaments illégaux et des promesses de guérison sur Internet et les réseaux sociaux.
Une alerte suisse datée du 1er mai 2020
Swissmedic publie le 1er mai 2020 une mise en garde contre des médicaments illégaux proposés à la vente sur Internet et les réseaux sociaux sous couvert de traiter le nouveau coronavirus. L’autorité mentionne aussi des promesses de guérison formulées par des intervenants se présentant comme thérapeutes.
Il s’agit d’un avertissement administratif sur un contexte déterminé et sur des pratiques commerciales à risque. On ne peut pas l’utiliser pour établir que tous les conseils échangés sur Internet, tous les soins complémentaires ou toutes les pratiques religieuses seraient frauduleux.
Sources de cette section : [1] [2]
↑ Revenir au planUne offre construite autour de la peur
Lorsqu’une maladie est mal comprise, un marchand peut présenter un produit comme une solution immédiate que les circuits officiels ignoreraient. Une photo de flacon, des commentaires enthousiastes, un vocabulaire de « détoxification » ou un récit de guérison accélèrent la circulation d’une allégation sans en tester le mécanisme.
L’analyse doit demander qui vend, ce qui est exactement promis, ce qui peut être mesuré, quels risques sont connus et si les autorités sanitaires autorisent le produit pour l’usage annoncé. Le témoignage isolé et la répétition d’un message ne remplacent pas une étude contrôlée.
Sources de cette section : [1] [2]
↑ Revenir au planRisque pharmacologique et risque de retard
Swissmedic insiste sur le danger des médicaments provenant de canaux non contrôlés. Une préparation achetée hors des voies légales peut présenter des problèmes de qualité, d’identité ou de dosage. Elle peut aussi détourner une personne de soins nécessaires.
L’origine dite naturelle ou ancienne d’un produit ne garantit ni son innocuité ni son efficacité. Inversement, une prière ou un geste symbolique n’est pas par nature un médicament : il faut vérifier si le vendeur promet une action médicale, une intervention spirituelle ou les deux.
Sources de cette section : [1] [2]
↑ Revenir au planDiscerner sans stigmatiser
Le lecteur chrétien peut refuser un rite, une invocation ou une promesse de pouvoir surnaturel sans répandre une accusation contre les personnes qui ont cherché du secours. Les situations de maladie suscitent de la peur ; le devoir de vérité implique de ne pas instrumentaliser cette vulnérabilité.
En pratique, garder la capture ou le texte exact de l’offre, son auteur déclaré, sa date et ses prétentions précises, puis confronter ses promesses aux informations de Swissmedic et aux données médicales. Ce dossier porte sur la circulation d’offres à risques en 2020, pas sur un diagnostic ou une enquête pénale concernant un vendeur identifié.
Sources de cette section : [1] [2]
↑ Revenir au planHier et aujourd’hui : ressemblances et évolutions
Une question qui revient : Des promesses de guérison spectaculaires destinées à un public inquiet.
Ce qui a changé : Les plateformes sociales amplifient et monétisent des offres à une échelle nouvelle.
Ce que les sources ne permettent pas d'affirmer : Un avertissement de Swissmedic n'établit aucune culpabilité individuelle sans examen du cas.
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↑ Revenir au planQuestions pour discerner
- Le vendeur fournit-il une autorisation pour le produit et l’indication qu’il promet ?
- La même information est-elle vérifiable dans une source indépendante du commerce concerné ?
Ce qui reste à approfondir
La mise en garde documente des risques et un contexte de 2020 ; elle ne permet pas de juger le cas individuel d’un praticien sans autres preuves.
Sources documentaires
- Swissmedic, « Nouveau coronavirus : mise en garde contre des médicaments illégaux vendus sur Internet et des fausses promesses de guérison », 1er mai 2020
- OMS et Nations unies, appel à lutter contre l’infodémie et la désinformation sanitaire, 23 septembre 2020
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