SOURCE HISTORIQUE · 16 janvier 2025 · XXIe siècle
Swissmedic : influenceurs, publicités et promesses thérapeutiques
L’autorité suisse rappelle que l’information sur un médicament peut devenir une publicité et que les réseaux sociaux ne dispensent pas des règles sanitaires.
Swissmedic précise son mandat en janvier 2025
Le 16 janvier 2025, Swissmedic publie une communication sur sa mission de contrôle des reportages et de la publicité pour les médicaments. Son champ de surveillance inclut les médias en ligne et les plateformes sociales ; elle cherche notamment à relever les fausses promesses d’efficacité et les présentations qui induisent un sentiment trompeur de sécurité.
Une directive de Swissmedic consacrée aux réseaux sociaux explicite des règles de publicité : les indications promues doivent correspondre aux informations approuvées ; la publicité au grand public pour les médicaments soumis à ordonnance est en principe interdite. Des influenceurs et des journalistes peuvent être concernés selon le contenu et la situation.
Sources de cette section : [1] [2]
↑ Revenir au planUn « conseil santé » peut être une promotion
Une vidéo peut alterner récit personnel, recommandation, lien d’affiliation et appel à acheter un produit. La seule absence du mot « publicité » ne garantit pas qu’il ne s’agit pas de promouvoir un médicament ; inversement, toute discussion médicale n’est pas nécessairement une publicité.
L’évaluation juridique doit distinguer les médicaments, les denrées alimentaires, les dispositifs médicaux, les services de soins et les pratiques non réglementées de la même façon. Les obligations précises ne sont pas interchangeables ; un article de Déciller ne remplace pas un avis juridique sur une annonce déterminée.
Sources de cette section : [1] [2]
↑ Revenir au planLikes, partages et témoignages
Swissmedic indique que des fonctions de commentaires, de partage ou de recommandation peuvent poser des difficultés particulières pour les publicités sur les médicaments lorsqu’elles favorisent des témoignages non autorisés ou la diffusion plus large de la promotion.
Il ne faut pas en conclure que les boutons « J’aime » ou les commentaires sont illégaux sur tout site de santé : la portée de cette directive dépend de la qualification du contenu comme publicité pour des médicaments. Le nombre de réactions ne permet pas non plus d’établir un bénéfice médical.
Sources de cette section : [2] [1]
↑ Revenir au planLe lecteur et le professionnel face à leurs responsabilités
Pour vérifier un message, demander quel produit est cité, quelle utilisation est revendiquée, s’il existe une autorisation pertinente et qui finance ou diffuse le contenu. Les bonnes pratiques de publication consistent à séparer clairement informations de fond, témoignages et appels commerciaux.
Le discernement chrétien ajoute une question de conscience lorsque le discours promet un pouvoir spirituel, une initiation ou une médiation surnaturelle. L’évaluation d’un rite éventuel ne remplace ni les garanties de santé, ni le contrôle des données cliniques, ni les droits des consommateurs.
Sources de cette section : [1] [2]
↑ Revenir au planHier et aujourd’hui : ressemblances et évolutions
Une question qui revient : La frontière floue entre information personnelle et publicité médicale.
Ce qui a changé : Des influenceurs diffusent des offres commerciales via des plateformes interactives.
Ce que les sources ne permettent pas d'affirmer : Les obligations légales varient selon la qualification du produit et du contenu.
Sources de cette section : [1] [2]
↑ Revenir au planQuestions pour discerner
- Le contenu présente-t-il un médicament, une denrée alimentaire ou une prestation qui relève d’autres règles ?
- L’auteur divulgue-t-il sa relation commerciale, et les indications revendiquées sont-elles autorisées ?
Ce qui reste à approfondir
Le communiqué daté est de janvier 2025 ; la directive Internet – Social Media est consultée dans son état actuel sans lui attribuer cette même date. La portée juridique dépend de chaque annonce et des règles applicables.
Sources documentaires
- Swissmedic, « Mandat légal : contrôle des reportages et de la publicité pour les médicaments », 16 janvier 2025
- Swissmedic, Directive Internet – Social Media : publicité pour les médicaments sur les réseaux sociaux, qualifications et obligations
Les renvois identifient les documents mobilisés ; leur présence ne vaut pas approbation globale du contenu des sources externes.